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  • MAGAZINE 43

ELLEN GALLAGHER AT GAGOSIAN

Opening Reception: Sunday, June 9, 12-2pm June 5-July 27, 2019 Vernissage: dimanche 9 juin, 12:00 - 14:00 5juin - 27 juillet 2019 4 rue de Ponthieu, Paris The symbolic for me is about carrying and the potential to carry—it’s like magic. So a character like a jellyfish can be made up of several different bodies, can exist at different times—can be a character that’s symbolic. —Ellen GallagherGagosian is pleased to present Ellen Gallagher’s first solo exhibition in Paris.Through processes of accretion, erasure, and extraction, Gallagher has invented a densely saturated visual language in which overlapping patterns, motifs, and materials pulse with life. By fusing narrative modes including poetry, film, music, and collage, she recalibrates the tensions between reality and fantasy—unsettling designations of race and nation, art and artifact, and allowing the familiar and the arcane to converge.In the intricately tessellated Ecstatic Draught of Fishes (2019), Gallagher subverts an art historical lineage that begins with The Miraculous Draught of Fishes (1618–19)—Peter Paul Rubens’s depiction of one of Christ’s miracles—which later served as compositional inspiration for Théodore Géricault’s Raft of the Medusa (1819), showing the gruesome aftermath of a shipwreck off the coast of present-day Mauritania. Géricault’s painting was one of the sources for Slave Ship (1840), the horizonless scene in which J. M. W. Turner confronts the barbaric practice of throwing slaves overboard to lessen a vessel’s weight during a storm. These three paintings seem to have been overlaid and atomized in Gallagher’s intense and delicate work, addressing the relationship between the mercurial sea and intertwined histories of colonialism, slavery, and belief. Myriad spots resembling eyes form a shimmering, amoebic cloud on a background of penmanship paper, while a caryatid headrest from the Congo—another African country brutally colonized by Europeans—acts as a sort of visual anchor.In the Watery Ecstatic series (2001–), Gallagher invents complex biomorphic forms that she relates to the mythical Drexciya, an undersea kingdom populated by the women and children who were the tragic casualties of the transatlantic slave trade. Cutting into thick paper in her own version of scrimshaw—the practice of carving whale bones—Gallagher invests the afterlives of the Middle Passage with a sense of material control, her intense focus giving rise to new peripheries. The exhibition includes three new works from this series: one is a response to Dutch artist Albert Eckhout’s (1610­–1665) so-called “commodity portraits” of recently unfree Africans, indigenous Brazilian people, and plants; another references the popular elephantine sculptures fashioned out of ivory plundered by Belgian colonists in the Congo; and a third is all white, with masklike faces, barnacles, and hybrid creatures assembled along what appears to be a jagged coastline. In two double-sided drawings from the Morphia series (2008–12), displayed in custom glass and metal cabinets, representations of transformed artifacts merge with marine imagery to create transparent palimpsests resembling stromata or organic matter. As they mutate and congeal, microbial patterns seem to infer a certain euphoria, a narcotic state suggested by the series title.Negroes Battling in a Cave (2016)—four textured black paintings containing all but obscured collaged elements from midcentury American race magazines like Ebony and Sepia—refers to the topical discovery of a racist joke in Kazimir Malevich’s Black Square (1915). In 2015, beneath the top layer of paint, conservators discovered an inscription that Malevich likely encountered in an earlier painting by the French writer Alphonse Allais, A Battle of Negroes in a Cave on a Dark Night (1887). By alluding to this hidden history linked to the tabula rasa of modern art, Gallagher suggests that the psychosis of race relations underscores even the history of abstraction.Ellen Gallagher was born in Providence, Rhode Island, and lives and works in New York and Rotterdam, Netherlands. Collections include Tate Modern, London; Moderna Museet, Stockholm; Metropolitan Museum of Art, New York; Museum of Modern Art, New York; Philadelphia Museum of Art; Museum of Fine Arts, Boston; Art Institute of Chicago; Museum of Contemporary Art, Los Angeles; and Walker Art Center, Minneapolis. Recent exhibitions include AxME, Tate Modern, London (2013, traveled to Sara Hildén Art Museum, Tampere, Finland; and Haus der Kunst, Munich, through 2014); Don’t Axe Me, New Museum, New York (2013); All the World’s Futures, 56th Biennale di Venezia (2015); Nu-Nile, Power Plant, Toronto (2018); Better Dimension, Bonniers Konsthall, Stockholm (2018); Are We Obsidian?, Art Institute of Chicago (2018); and Ellen Gallagher with Edgar Cleijne: Liquid Intelligence, WIELS, Contemporary Art Centre, Brussels (2019). Gallagher was awarded an Arts and Letters Award by the American Academy of Arts and Letters in 2000. #EllenGallagherPressKarla Otto Michel Hakimian michel.hakimian@karlaotto.com +33 1 42 61 34 36Ottavia Palomba ottavia.palomba@karlaotto.com +33 1 42 61 34 36

Gagosian pressparis@gagosian.com +33 1 75 00 05 92Le symbolique, pour moi, réside dans la transmission et la possibilité de transmettre – c’est comme de la magie. C’est ainsi qu’une figure telle qu’une méduse peut être composée de plusieurs corps, peut exister à différents moments – peut être une figure symbolique. —Ellen GallagherGagosian est heureuse de présenter la première exposition personnelle d’Ellen Gallagher à Paris.À travers des processus d’accumulation, d’effacement et d’extraction, Gallagher a inventé un langage visuel densément saturé où les dessins, les motifs et les matériaux superposés prennent vie. En faisant fusionner des modes de narration comme la poésie, le cinéma, la musique et le collage, elle repositionne les tensions entre monde réel et imaginaire, perturbant les catégorisations de race et de nation, d’art et d’objet, et permettant au familier et à l’ésotérique de converger.Dans la fine mosaïque qui compose Ecstatic Draught of Fishes (2019), Gallagher renverse une lignée de l’histoire de l’art qui débute avec La Pêche miraculeuse (1618–19) – la représentation de l’un des miracles du Christ par Pierre Paul Rubens – dont la composition a ensuite inspiré le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault (1819), qui décrit les conséquences désastreuses d’un naufrage au large des côtes de la Mauritanie actuelle. L’œuvre de Géricault a été l’une des sources pour Le Négrier(1840), scène dépourvue d’horizon dans laquelle J. M. W. Turner dénonce la pratique barbare consistant à jeter des esclaves par-dessus bord pour alléger le poids d’un navire pendant une tempête. Ces trois tableaux semblent avoir été recouverts et désintégrés dans l’œuvre intense et délicate de Gallagher, mettant en relief la relation entre la mer versatile et les histoires entrecroisées du colonialisme, de l’esclavage et de la foi. Une myriade de taches pareilles à des yeux forme un nuage chatoyant, amibien sur le fond d’un papier à calligraphie, tandis qu’un repose-tête caryatide du Congo – un autre pays africain sauvagement colonisé par les Européens – agit comme une sorte d’ancre visuelle.Dans la série Watery Ecstatic (2001–), Gallagher invente des formes biomorphiques complexes qu’elle identifie au mythe de Drexciya, un royaume sous-marin peuplé de femmes et d’enfants qui furent les victimes tragiques du commerce d’esclaves transatlantique. Découpant du papier épais dans sa propre version de la gravure sur os de baleines, Gallagher fait preuve d’un sens du contrôle matériel pour rendre les vies post-mortem du Passage du milieu, son vif intérêt donnant naissance à de nouvelles périphéries. L’exposition comprend trois nouvelles œuvres issues de cette série : l’une est une réponse aux portraits de l’artiste hollandais Albert Eckhout (1610–1665), dits “portraits marchands” d’Africains tout juste privés de leur liberté, de peuples indigènes brésiliens et de plantes ; une autre fait référence aux éléphantines, sculptures populaires taillées dans de l’ivoire par les colons belges au Congo ; la troisième est entièrement blanche, composée de visages masqués, de balanes et de créatures hybrides assemblés le long de ce qui semble être un littoral dentelé. Dans deux dessins recto verso de la série Morphia (2008–2012), présentés dans des cabinets en verre et en métal réalisés sur mesure, des représentations d’objets transformés fusionnent avec l’imagerie marine pour créer des palimpsestes transparents ressemblant à des stromas ou à des matières organiques. Muant et se figeant, les motifs microbiens semblent induire une certaine euphorie, un état narcotique suggéré par le titre de la série.Negroes Battling in a Cave (2016) – quatre peintures noires texturées entièrement constituées de collages sombres issus des magazines afro-américains du milieu du siècle comme Ebony et Sepia – fait référence à la découverte récente d’une blague raciste dans le Black Square (1915) de Kazimir Malevich. En 2015, sous la couche supérieure de peinture, les restaurateurs ont découvert une inscription que Malevich a probablement trouvée dans un tableau réalisé par l’écrivain français Alphonse Allais, Combat de Nègres dans une cave pendant la Nuit (1887). En faisant allusion à cette histoire cachée qui renvoie à la tabula rasa de l’art moderne, Gallagher suggère que la psychose des relations raciales souligne l’histoire même de l’abstraction.Ellen Gallagher est née à Providence, Rhode Island. Elle vit et travaille à New York et Rotterdam, aux Pays-Bas. Ses oeuvres font partie des collections des musées suivants: Tate Modern, Londres ; Moderna Museet, Stockholm ; Metropolitan Museum of Art, New York ; Museum of Modern Art, New York ; Philadelphia Museum of Art ; Museum of Fine Arts, Boston ; Art Institute of Chicago ; Museum of Contemporary Art, Los Angeles et Walker Art Center, Minneapolis. Parmi ses expositions récentes nous pouvons citer : AxME, Tate Modern, Londres (2013, puis au Sara Hildén Art Museum, Tampere, Finlande et au Haus der Kunst, Munich, 2014) ; Don’t Axe Me, New Museum, New York (2013) ; All the World’s Futures, 56e Biennale di Venezia (2015) ; Nu-Nile, Power Plant, Toronto (2018) ; Better Dimension, Bonniers Konsthall, Stockholm (2018) ; Are We Obsidian ?, Art Institute of Chicago (2018) et Ellen Gallagher with Edgar Cleijne : Liquid Intelligence, WIELS, Centre d’art contemporain, Bruxelles (2019). Gallagher a reçu le prix Arts and Letters Award de l’American Academy of Arts and Letters en 2000.

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